Laser Économie
Martinique
Samedi 29 Novembre 1997
On nettoie les écuries d'Augias
L'ancien président du tribunal mixte de commerce de Fort-de-France, Maxime Guibert, mis à la retraite d'office à la suite d'une décision disciplinaire du Conseil supérieur de la magistrature il y a deux ans, est incarcéré à la prison de Baie-Mahault, en Guadeloupe, depuis le 21 novembre. Cet ancien juge, magistrat professionnel, a été entendu dans le cadre de l'enquête relative au plan de cession d'un restaurant au nom évocateur de Lady Créole et mis en examen pour faux en écriture, abus de biens sociaux et escroquerie.
L'un des associés de l'établissement avait porté plainte contre X en 1995, après avoir constaté que les formalités de création de la nouvelle société devant gérer le Lady Créole avaient été remplies par ... Maxime Guibert, celui-là même qui avait présidé à la décision du plan de cession. Les investigations du doyen des juges d'instruction de Guadeloupe, le juge Rousseau, installé à Basse-Terre, ont permis d'interpeller, au terme de deux années d'une enquête discrète et délicate, une dizaine de personnes en Martinique. Trois d'entre elles ont également été placées en détention provisoire, dont Claudette Alain, collaboratrice de Richard Vilanou, à ll'époque où il était administrateur judiciaire en Martinique.
De lourds soupçons pesaient, ces dernières années, sur le tribunal mixte de commerce de Fort-de-France, présidé par Maxime Guibert jusqu'en 1995. De nombreux chefs d'entreprise se disaient victimes des décisions rendues par cette juridiction, des critiques relayées par plusieurs avocats et par le conseil de l'ordre.
La situation était telle que l'actuel procureur général, Yves Charpenel, ainsi que lepremier président de la cour d'appel, Christian Audouard, avaient (enfin) estiméindispensable de nettoyer les écuries d'Augias, et de s'attaquer à des abus et àdes excès qui rappellent trop le temps des gouverneurs des colonies. A l'évidence,ce scandale ne contribue pas à donner une bonne image de la justice sous lescocotiers.
Tous droits réservés : Le Point
OE7B75185ECOB90901 OE1 B291A0391 FE91562E8FB992791345ED5B9 Dili. 396633 ex. (source OJD 2005)
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Samedi 29 Novembre 1997
On nettoie les écuries d'Augias
L'ancien président du tribunal mixte de commerce de Fort-de-France, Maxime Guibert, mis à la retraite d'office à la suite d'une décision disciplinaire du Conseil supérieur de la magistrature il y a deux ans, est incarcéré à la prison de Baie-Mahault, en Guadeloupe, depuis le 21 novembre. Cet ancien juge, magistrat professionnel, a été entendu dans le cadre de l'enquête relative au plan de cession d'un restaurant au nom évocateur de Lady Créole et mis en examen pour faux en écriture, abus de biens sociaux et escroquerie.
L'un des associés de l'établissement avait porté plainte contre X en 1995, après avoir constaté que les formalités de création de la nouvelle société devant gérer le Lady Créole avaient été remplies par ... Maxime Guibert, celui-là même qui avait présidé à la décision du plan de cession. Les investigations du doyen des juges d'instruction de Guadeloupe, le juge Rousseau, installé à Basse-Terre, ont permis d'interpeller, au terme de deux années d'une enquête discrète et délicate, une dizaine de personnes en Martinique. Trois d'entre elles ont également été placées en détention provisoire, dont Claudette Alain, collaboratrice de Richard Vilanou, à ll'époque où il était administrateur judiciaire en Martinique.
De lourds soupçons pesaient, ces dernières années, sur le tribunal mixte de commerce de Fort-de-France, présidé par Maxime Guibert jusqu'en 1995. De nombreux chefs d'entreprise se disaient victimes des décisions rendues par cette juridiction, des critiques relayées par plusieurs avocats et par le conseil de l'ordre.
La situation était telle que l'actuel procureur général, Yves Charpenel, ainsi que lepremier président de la cour d'appel, Christian Audouard, avaient (enfin) estiméindispensable de nettoyer les écuries d'Augias, et de s'attaquer à des abus et àdes excès qui rappellent trop le temps des gouverneurs des colonies. A l'évidence,ce scandale ne contribue pas à donner une bonne image de la justice sous lescocotiers.
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OE7B75185ECOB90901 OE1 B291A0391 FE91562E8FB992791345ED5B9 Dili. 396633 ex. (source OJD 2005)
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